le fait du mois
Nouvelle série et nouvelles régles de "l'à faire du mois " de La Mère Castor.
Je résume le nouveau jeu. Chaque mois, chaque participant choisit un mot de la page d'un dictionnaire (choisit par Mère Castor). Avec ce mot, le participant invente un morceau d'histoire, qu'il raconte à sa façon ; photos, textes, collages, tricots... Au fur et à mesure des mois, l'histoire s'allonge, car chaque nouveau morceau est ajouté à la suite des précédents. Bref, c'est un feuilleton.
J'ai choisi comme support la vidéo (une photo filmée, aujourd'hui). Comme Mère Castor parlait de Racine comme premier chapitre, je donne pour l'instant, comme titre à mon feuilleton : "Racines et Voyages". Le mot choisit est caillette, dans le sens, "un des estomacs des ruminants".
"Racines et Voyages"/ épisode 1 : au coeur d'une caillette !
Sab
bons baisers
Sant'Antonino, en Haute-Corse, été 2011. Dédales de ruelles, repos dans l'église de l'Annonciation puis dans la Chapelle de Confrérie. Dans un village voisin, le plus bel apéro de l'été : citrons pressés, tapas maison, pain frais, Balagne au pieds, mers et cieux juste après... le paradis des apéros.
Sab
Escargot, où es-tu ?
J'aime les escargots. Pas pour manger, non, comme ça je ne les aime pas. J'aime les regarder et les photographier. Ils me rappellent aussi nos enfants, lorsqu'ils commençaient à parler et qu'ils disaient "cago" en les ramassant. Un jour, en ville, Nicolas a dit "cago" en montrant l'entrée du centre Giono, je n'ai pas compris de suite pourquoi... C'est quelques jours après, avec un livre découvert à la bibliothèque que j'ai trouvé la solution. "Où es-tu escargot ?" demande Tomi Ungerer. Et il le dessine partout, dans un instrument de musique, un perroquet... une colonne de batiment. Exactement comme Nicolas l'avait vu...
Sab
le fait du mois de décembre
Le thème du mois de la Mère Castor, c'est la Brosse à Reluire.
On les regarde d'un mauvais oeil, les brosses à reluire. On les soupçonne de fausseté, on les traite de lèche-bottes.
Ma brosse à reluire, c'est une honnête polisseuse. Elle rend les gens gentils, les vers luisants et les étoiles scintillantes. Bref, elle embellit la vie.
Ma B.A.R. de l'espace en action. La vidéo est muette, comme le sous-titre un célèbre film de S.F. : "Dans l'espace, personne ne vous entend cirer..." (pour les joueurs, quel est ce film ?)
Sab
Aux abords de la Durance

quand la nature creuse sa rivière

quand l'homme creuse sa rivière
PP
histoire du pont du Gard, de l'aqueduc à l'euroduc
Bon, je parle vite de ce qui fâche : les euros. Exactement 15 euros pour un stationnement de parking (18 € à partir du 1er janvier prochain), quelque soit la durée (la journée maximum) pour cinq personnes maximum. C'est vrai, on peut aller se garer loin et venir à pieds pour éviter de payer, si on est en bon santé.
Bon, comme le musée et les expos sont libres, on se dit qu'on contribue à tous ces beaux aménagements, ces chemins bien goudronnés, ces boutiques, toilettes publiques... On est un peu fier de participer à la saugarde du site, comme des photos nous le démontrent (genre avant-après, fallait vraiment agir). Mais lorsqu'on visite le musée et qu'à l'heure exacte de la fermeture (17h en hiver), sans aucuns avertissements sonores ou visuels, toutes les lumières générales s'éteignent d'un coup, ne restent allumées que quelques loupiotes de sécurité au ras du sol pour rejoindre la sortie, où aucuns gardiens humains ne gardent, où seulement des autommates attendent que vous régliez votre ticket de parking... les beaux sentiments s'envolent, l'air qu'on respire devient payant et difficile à avaler.
Bon, j'aimerais plutôt vous laisser sur une impression de promenade magique, une histoire de pierres, d'hommes et d'eaux qu'on retrouve partout sur le site. Les signatures des compagnons, les traces d'escargots qui ont bu la rosée des lucarnes, les tortillons de tuyaux d'arrosage, la rivière qui coule en dessous, le ruisseau qui coulait dessus... les promeneurs d'après Noël, paisibles, heureux de la douceur de la lumière, les enfants qui testent leurs nouveaux véhicules, vélos, trottinettes... et chacun qui s'emerveille toujours et encore de ce monument à la fois simple et grandiose.
Sab
Costumes suisses
C'est le simple titre d'un très beau livre édité par la Fédération nationale des costumes suisses. C'est une version française de 1980 que j'ai trouvé dans une brocante. Les auteurs sont Lotti Schürch et Louise Witzig, le photographe est Rolf Weiss.
C'est un livre très détaillé sur l'histoire des costumes traditionnels des 26 cantons suisses. A travers une multitude d'exemples (je dirais qu'il y a entre 200 et 300 photos), on réalise que la Suisse est vraiment un carrefour européen. On sent aussi dans la richesse des vêtements de toutes les classes sociales, que le pays a prospéré dans la paix et le confort. J'ai adoré feuilleter et détailler les caracos, gilets, coiffes, tabliers, rubans...
Du coup, à la brocante suivante, j'ai craqué pour un petit tablier, cousu main (enfin machine à coudre-maison). Il est comme neuf, j'imagine un travail de cours de couture, pas trop porté ensuite. Je n'ai plus qu'à trouver une jupe qui irait avec et relancer la mode des jupe-tablier...
En plus, il est réversible. Pour l'instant, avec le jean et le pull du dimanche, pour faire une tarte aux pommes, ça le fait.
Sab
pommes sanguines
A quelques kilomètres de la maison de la biodiversité qui collecte, conserve et tente de réintégrer les variétés fruitières anciennes dans nos jardins, nous cultivons aussi de grandes exploitations agricoles, de grands vergers de pommiers. Les maîtres de ces arbres les croisent et tentent de nouvelles espèces. Comme cette pomme, qui s'appelle, cette fois-ci j'en suis certaine, "pomme sanguine".
Mais, ne soyons pas mauvaises langues, en voyant ici une manipulation génétique diabolique. Des pommes à chairs roses ou rouges existent depuis longtemps. Si elles sont aussi fades que celle que j'ai goûtée, je comprends qu'elles ne se soient pas plus répandues.
Sab
pommes fleurettes
Trois petites pommes sur le balcon d'automne. Je les ai rapportées de la Thomassine, un grand parc qui est devenu (entre autre) conservatoire départemental de fruits et légumes anciens. Je ne connais pas leur véritable nom, à ces ptites pommes, je trouve qu'elles ressemblent à des fleurs. Elles sont minuscules, mignonnettes et délicieuses (plus acides que sucrées). Une info pour les voisins : dimanche prochain aura lieu une "journée fruits et saveurs d'autrefois", à la Thomassine, avec la maison de la biodiversité. Une bonne occasion de se procurer des plants d'anciennes variétés de fruitiers, comme la prune perdrigon pour faire des pistoles. Le programme de la journée, c'est ici.

une dernière photo de groupe, avec des pommes "ordinaires", pour donner une idée de la taille des "pommes fleurettes" :

sab
made in provence
Extrait de cogitations sabinesques : des bricolages à base de produits provençaux (pour une hypothétique émission de notre Télé Locale Provence)
Idée n°1 : sculpter du savon de Marseille.
Prendre un savon neuf (s'il est trop vieux, il s'effrite). Le trancher (avec un couteau ou cutter), poncer, cirer (avec du cirage à chaussures), dessiner en grattant la surface avec une pointe (de stylo, de clou...), terminer par un petit vernis si l'on veut...
Des cadres photos, un jeton de dames, une petite boite, quelques exemples de réalisations...
Sab








































































